Illusion.
Emmanuelle Bousquet a commencé la photographie à l’âge de dix ans. Un cadeau de sa grand mère maternelle, « un petit kodak rouge », a été le déclencheur de son expérimentation. Influencée par son environnement au sein d’une famille de créateurs de mode, Emmanuelle Bousquet se place naturellement face à l’objectif et prend la pose à la manière des mannequins qu’elle a vu si souvent se faire photographier.
Adolescente, elle photographie ses proches. Elle réalise des séries en noir et blanc et commence à faire des autoportraits. Elle envisage de plus en plus la photographie comme un mode d’expression à part entière.
En 2004 elle rencontre le photographe Antoine d’Agata. Ce dernier l’incite à explorer toutes les facettes de l’autoportrait. Cette exhortation aura un caractère déterminant dans sa carrière. Fascinée par cette idée de se confronter aux affres de l’introspection, elle décide de s’enfermer en vase clos avec pour seul témoin son appareil photo. Elle se cloître alors pendant une semaine dans une chambre et crée sa première vraie série d’autoportraits : « Troubles ».
Dès lors, elle continue et approfondit sa recherche plastique. Son travail met en exergue sa féminité, son évolution, sa vie:
« Être seule sans m’aimer me conduit à l’autodestruction.
Être en couple sans m’aimer me conduirait à la dépendance affective.
Être seule face à mon objectif me conduit à être Emmanuelle.«
Être en couple sans m’aimer me conduirait à la dépendance affective.
Être seule face à mon objectif me conduit à être Emmanuelle.«
« Illusion » est sa troisième série d’autoportraits. À travers le prisme de ces clichés, Emmanuelle Bousquet nous interroge sur l’artiste face à son image. Cette série est une mise en abîme de sa conscience, jusqu’à la disparition de son « je» pour devenir un « nous », un individu qui peut être tous les autres.



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